Repères réglementaires

Nos formations dans le dispositif national

Une formation qui ne débouche sur rien d’opposable n’aide personne. Cette page explique où se situe exactement l’offre des 3A dans le cadre camerounais de la formation professionnelle — et ce qui reste à y construire.

Le MINEFOP, autorité de tutelle

Au Cameroun, la formation professionnelle relève du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le MINEFOP. C’est lui qui autorise les structures privées à former, qui organise les épreuves de certification et qui tient les référentiels des filières.

Pour un centre privé comme le nôtre, cela se traduit par trois obligations permanentes, dont dépend la valeur du parcours proposé aux apprenants.

01

Détenir un agrément

L’ouverture et le fonctionnement d’un centre de formation professionnelle privé sont subordonnés à un agrément administratif, délivré pour les filières explicitement demandées.

02

Le renouveler

L’agrément n’est pas acquis une fois pour toutes. Le dossier de renouvellement suppose de justifier des locaux, du matériel pédagogique et de la qualification de chaque enseignant.

03

Présenter aux épreuves

La certification se joue devant un jury et selon des fiches d’examen nationales, distinctes de l’attestation délivrée par le centre lui-même.

Deux documents, deux valeurs. Le certificat obtenu aux épreuves organisées par le ministère atteste d’une qualification reconnue au plan national. L’attestation délivrée par les 3A décrit le parcours suivi et les compétences travaillées au centre. Les deux se complètent ; aucun ne remplace l’autre, et nous ne présentons jamais le second comme un titre d’État.

La filière « auxiliaire de vie sociale » : un cadre à préciser

La filière existe dans les fiches d’examen du ministère. Mais le travail préparatoire conduit par le centre de formation en août 2024 a mis en évidence un point précis : la rubrique « spécialité » de ces fiches demeurait vide. Autrement dit, le métier était nommé, mais les spécialisations qui en font une compétence réellement employable ne l’étaient pas.

Six spécialisations possibles ont été examinées. Deux ont été retenues comme prioritaires au regard des besoins du pays :

  • AVS Gérontologie et accompagnement en fin de vie — la réponse directe au vieillissement de la population.
  • AVS Puériculture — la spécialisation historique de l’association, héritée du parcours de sa fondatrice.

Faire enregistrer ces deux spécialités dans le dossier d’agrément est l’un des chantiers explicitement inscrits au plan de modernisation. C’est une démarche administrative modeste dans sa forme, décisive dans ses effets : elle conditionne la lisibilité du diplôme pour les employeurs.

Ce que nous nous engageons à respecter

Au-delà de la tutelle pédagogique, plusieurs textes encadrent directement notre activité. Nous les mentionnons ici parce qu’ils protègent d’abord les apprenants, les professionnels placés et les personnes accompagnées.

Textes de référence mobilisés par l’activité des 3A
TexteCe qu’il implique pour nous
Loi n°90/053 du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association Fonde l’existence juridique des 3A et pose que l’association s’administre librement dans le respect de ses statuts.
Loi n°92/007 du 14 août 1992 portant Code du travail Encadre les contrats des professionnels placés : durée, rémunération, conditions d’exécution.
Décret n°2023/566 fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti Fixe le plancher légal à 41 875 FCFA par mois. Notre grille démarre volontairement au-dessus.
Loi n°2024/017 sur la protection des données à caractère personnel Classe les données de santé parmi les données sensibles. Échéance de conformité fixée au 23 juin 2026 : délégué à la protection des données, registre des traitements, consentement éclairé.
Protocole de l’Union africaine sur les droits des personnes âgées Ratifié par le Cameroun en septembre 2023, entré en vigueur le 4 novembre 2024. Donne un fondement international aux droits que notre accompagnement met en œuvre.
Acte uniforme OHADA sur les sociétés commerciales et le GIE Régit le groupement d’intérêt économique porteur des activités marchandes de l’association (articles 869 à 885).

Références telles qu’identifiées dans le plan stratégique de modernisation 3A 2026–2031 et ses annexes juridiques. Pour toute démarche administrative, seuls les textes publiés au Journal officiel font foi.

Le chantier qui reste ouvert

Le métier d’auxiliaire de vie sociale n’est pas encore une profession réglementée au Cameroun. Il n’existe ni fiche de poste opposable, ni convention collective propre, ni obligation de qualification pour l’exercer. C’est précisément ce vide qui permet les rémunérations de 40 000 FCFA constatées en 2024.

Le plaidoyer pour la reconnaissance réglementaire de la profession figure au programme de la phase 3 du plan de modernisation, aux côtés du travail de normalisation de nos propres pratiques. Une association ne fait pas la loi ; elle peut établir la démonstration qui la rend possible.

Nommer un métier, en fixer le contenu et en garantir la rémunération : les trois conditions pour qu’une filière existe vraiment.