Notre cœur de métier

Accompagner sans déposséder

Bien accompagner une personne âgée, ce n’est pas faire à sa place. C’est préserver le plus longtemps possible ce qu’elle peut encore faire seule, et suppléer avec précision là où elle ne le peut plus.

La méthode

Six capacités à observer, pas une maladie à traiter

Notre référentiel s’appuie sur le cadre ICOPE de l’Organisation mondiale de la santé — Integrated Care for Older People. Son principe est simple et il change tout : plutôt que de partir des pathologies, on observe les capacités intrinsèques de la personne, et l’on agit là où elles se dégradent, le plus tôt possible.

Chaque auxiliaire formé aux 3A apprend à observer ces domaines au fil des visites, à consigner ce qu’il constate et à alerter selon une procédure claire. L’observation n’est pas un supplément administratif : c’est le cœur du métier.

Locomotion

Marche, équilibre, transferts, risque de chute et aménagement du domicile.

Cognition

Mémoire, orientation, capacité à décider ; repérage précoce des déviations de comportement.

Vitalité

État nutritionnel, poids, hydratation, niveau d’activité et de fatigue.

État psychologique

Humeur, anxiété, repli, qualité des interactions sociales et sentiment d’utilité.

Vision et audition

Fonctions sensorielles, dont la dégradation isole plus sûrement que la perte de mobilité.

Environnement

Logement, entourage, ressources, accès aux soins : ce qui soutient ou fragilise tout le reste.

Le plan d’accompagnement personnalisé

Chaque bénéficiaire dispose d’un document unique, révisable, qui articule quatre éléments.

  1. L’évaluation initiale — au domicile, avec la personne et sa famille.
  2. Les objectifs — formulés avec la personne, en termes de vie quotidienne et non de pathologie.
  3. Les interventions — nature, fréquence, durée, professionnel référent.
  4. La révision — points d’étape réguliers et réévaluation semestrielle, incluant la bientraitance.
Nos prestations

Ce que nous proposons aux familles

Toutes nos interventions reposent sur des professionnels formés au centre, placés sous contrat, supervisés et remplaçables en cas d’absence.

Aide aux actes essentiels

Toilette, habillage, aide au repas, mobilité, accompagnement aux rendez-vous. Le socle du maintien à domicile.

Présence et lien social

Compagnie, conversation, activités adaptées, sorties accompagnées. L’isolement abîme aussi sûrement qu’une maladie.

Prévention et vigilance

Repérage des chutes, de la dénutrition, des troubles cognitifs. Transmission structurée à la famille et alerte selon protocole.

Soutien de l’aidant

Relais de quelques heures, conseils pratiques, formation courte. Un aidant épuisé finit par devenir un second patient.

Suivi à distance pour la diaspora

Auxiliaire dédié, compte rendu régulier documenté, interlocuteur unique. Pour les familles qui organisent l’accompagnement depuis l’étranger.

Accompagnement de fin de vie

Présence, confort, respect des volontés, soutien de l’entourage. Nos auxiliaires spécialisés y sont préparés, et accompagnés eux-mêmes.

Le contexte

Pourquoi le domicile est le vrai terrain

L’institution concentre l’attention et les moyens. Mais la grande majorité des personnes en perte d’autonomie vit chez elle, souvent en dépendance modérée — et c’est là que se joue l’essentiel du travail d’accompagnement.

Comment lire ce graphique

65,6 % des seniors dépendants vivent à domicile en dépendance modérée, mais ne mobilisent que 32,1 % des emplois du secteur. À l’inverse, la dépendance sévère en institution concerne 11,6 % des personnes et absorbe 29,5 % des emplois.

Ce déséquilibre n’est pas une anomalie : accompagner une personne très dépendante demande davantage de moyens. Mais il signale un point aveugle — la dépendance modérée à domicile, la plus fréquente, est aussi la moins couverte.

C’est exactement le segment sur lequel un auxiliaire de vie sociale bien formé fait la différence, et c’est celui que le modèle des 3A vise en priorité.

Urbain et rural : la même perte d’autonomie, pas les mêmes ressources

IndicateurUrbainRural
Seniors à domicile en perte d’autonomie7,7 %6,7 %
Part de femmes parmi les seniors à domicile56,6 %52,9 %
Taux de pauvreté de la population17,0 %11,2 %

Source : Drees, enquête Vie quotidienne et santé 2021 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA. Données françaises, citées à titre de comparaison.

Nos engagements de bientraitance

  • Le consentement de la personne est recherché pour chaque acte, même routinier
  • L’intimité et la pudeur sont protégées, y compris devant la famille
  • Les habitudes de vie priment sur le confort d’organisation du professionnel
  • Toute situation de maltraitance constatée est signalée selon une procédure écrite
  • Une évaluation semestrielle associe les usagers et leurs familles
Ce qui nous engage

Un droit, pas une faveur

Le Cameroun a ratifié en septembre 2023 le Protocole de l’Union africaine relatif aux droits des personnes âgées, entré en vigueur le 4 novembre 2024. Ce texte donne un fondement juridique international à ce que nous faisons au quotidien : l’accompagnement digne d’une personne âgée relève de ses droits, pas de la charité de son entourage.

Cela oblige aussi les professionnels. Un auxiliaire n’est pas un domestique auquel on confie un parent : c’est un tiers formé, qui répond de ses actes, dont la présence protège autant qu’elle soulage.

Notre charte de bientraitance traduit ce principe en règles vérifiables, opposables à nos propres équipes.

Un proche a besoin d’aide ?

La première étape est une évaluation à domicile, sans engagement : comprendre la situation, écouter la personne et sa famille, et proposer un plan réaliste.

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