Locomotion
Marche, équilibre, transferts, risque de chute et aménagement du domicile.
Bien accompagner une personne âgée, ce n’est pas faire à sa place. C’est préserver le plus longtemps possible ce qu’elle peut encore faire seule, et suppléer avec précision là où elle ne le peut plus.
Notre référentiel s’appuie sur le cadre ICOPE de l’Organisation mondiale de la santé — Integrated Care for Older People. Son principe est simple et il change tout : plutôt que de partir des pathologies, on observe les capacités intrinsèques de la personne, et l’on agit là où elles se dégradent, le plus tôt possible.
Chaque auxiliaire formé aux 3A apprend à observer ces domaines au fil des visites, à consigner ce qu’il constate et à alerter selon une procédure claire. L’observation n’est pas un supplément administratif : c’est le cœur du métier.
Marche, équilibre, transferts, risque de chute et aménagement du domicile.
Mémoire, orientation, capacité à décider ; repérage précoce des déviations de comportement.
État nutritionnel, poids, hydratation, niveau d’activité et de fatigue.
Humeur, anxiété, repli, qualité des interactions sociales et sentiment d’utilité.
Fonctions sensorielles, dont la dégradation isole plus sûrement que la perte de mobilité.
Logement, entourage, ressources, accès aux soins : ce qui soutient ou fragilise tout le reste.
Chaque bénéficiaire dispose d’un document unique, révisable, qui articule quatre éléments.
Toutes nos interventions reposent sur des professionnels formés au centre, placés sous contrat, supervisés et remplaçables en cas d’absence.
Toilette, habillage, aide au repas, mobilité, accompagnement aux rendez-vous. Le socle du maintien à domicile.
Compagnie, conversation, activités adaptées, sorties accompagnées. L’isolement abîme aussi sûrement qu’une maladie.
Repérage des chutes, de la dénutrition, des troubles cognitifs. Transmission structurée à la famille et alerte selon protocole.
Relais de quelques heures, conseils pratiques, formation courte. Un aidant épuisé finit par devenir un second patient.
Auxiliaire dédié, compte rendu régulier documenté, interlocuteur unique. Pour les familles qui organisent l’accompagnement depuis l’étranger.
Présence, confort, respect des volontés, soutien de l’entourage. Nos auxiliaires spécialisés y sont préparés, et accompagnés eux-mêmes.
L’institution concentre l’attention et les moyens. Mais la grande majorité des personnes en perte d’autonomie vit chez elle, souvent en dépendance modérée — et c’est là que se joue l’essentiel du travail d’accompagnement.
65,6 % des seniors dépendants vivent à domicile en dépendance modérée, mais ne mobilisent que 32,1 % des emplois du secteur. À l’inverse, la dépendance sévère en institution concerne 11,6 % des personnes et absorbe 29,5 % des emplois.
Ce déséquilibre n’est pas une anomalie : accompagner une personne très dépendante demande davantage de moyens. Mais il signale un point aveugle — la dépendance modérée à domicile, la plus fréquente, est aussi la moins couverte.
C’est exactement le segment sur lequel un auxiliaire de vie sociale bien formé fait la différence, et c’est celui que le modèle des 3A vise en priorité.
| Indicateur | Urbain | Rural |
|---|---|---|
| Seniors à domicile en perte d’autonomie | 7,7 % | 6,7 % |
| Part de femmes parmi les seniors à domicile | 56,6 % | 52,9 % |
| Taux de pauvreté de la population | 17,0 % | 11,2 % |
Source : Drees, enquête Vie quotidienne et santé 2021 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA. Données françaises, citées à titre de comparaison.
Le Cameroun a ratifié en septembre 2023 le Protocole de l’Union africaine relatif aux droits des personnes âgées, entré en vigueur le 4 novembre 2024. Ce texte donne un fondement juridique international à ce que nous faisons au quotidien : l’accompagnement digne d’une personne âgée relève de ses droits, pas de la charité de son entourage.
Cela oblige aussi les professionnels. Un auxiliaire n’est pas un domestique auquel on confie un parent : c’est un tiers formé, qui répond de ses actes, dont la présence protège autant qu’elle soulage.
Notre charte de bientraitance traduit ce principe en règles vérifiables, opposables à nos propres équipes.
La première étape est une évaluation à domicile, sans engagement : comprendre la situation, écouter la personne et sa famille, et proposer un plan réaliste.